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 Sociale démocratie et fascisme : les deux faces d'une même pièce (3 852)

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(ra)Dijon

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Messages : 120
Date d'inscription : 10/11/2013

MessageSujet: Sociale démocratie et fascisme : les deux faces d'une même pièce (3 852)   Dim 14 Déc 2014 - 9:23

j'ai mis cet article ici, mais ptet sa srai mieux dans la rubrique histoire. le premier § est a revoir en profondeur.

3852 caractères

Après avoir évincé les vielles noblesses du pouvoir politique, les capitalistes se trouvaient en position de force. Rien ne semblait pouvoir arrêter leur modèle social. Mais leur appétit sans fin les poussent à s'attaquer très tôt aux « privilèges » des travailleurs, ne leurs laissant pas d'autre choix que mourir de faim ou faire de la politique.
Ces derniers développèrent donc leurs propres idéologies, le socialisme, et expérimentèrent d'autres modes d'organisations que ceux basé sur la propriété privée. Cela posa de grands problèmes aux capitalistes tout au long du XIXme siècle. Mais tous les courants du socialisme n'étaient pas forcément pour la destruction des sociétés capitalistes, même s'il était de plus en plus difficile de l'admettre au fur et à mesure que la théorie socialiste s’élaborait et que les appétits des capitalistes s'aiguisaient. Les révolutions du début du XXme siècle changèrent la donne. A la fin de la première guerre mondiale, les bourgeoisies d'Allemagne et d'Italie sont terrorisée : leurs pays respectifs sont dans un contexte révolutionnaire et la Russie est depuis peu aux mains des bolcheviques. Pour conserver leurs privilèges, ils vont donner le pouvoir politique à la frange non révolutionnaire des socialistes, les sociaux démocrates, afin de conserver un régime capitaliste malgré la révolution. Ces derniers vont réussir au-delà de leurs espérances, et créer un modèle qui assure depuis lors la stabilité des régimes capitalistes face à toute tentative d'émancipation des travailleurs. D'un côté, ces « socialistes » calment les travailleurs en faisant passer des réformes progressistes mais ne remettant jamais en cause, et même en encourageant, la domination totale des capitalistes sur l'économie. De l'autre, Ils créent des groupes paramilitaires d'extrême droite charger de terroriser par tous les moyens nécessaires et avec la passivité complaisante de l'état tous ceux qui pousse la révolution vers l’intérêt des travailleurs. Mais ce fonctionnement, s'il permet de préserver le capitalisme en empêchant que la révolution passe aux mains des travailleurs, ne dure qu'un temps. Les travailleurs comprennent vite que les sociaux démocrates ne défendent pas leurs intérêts, et de plus ils se sentent trahis par l'ensemble des courants socialistes qu'ils ne différencient pas forcément des sociaux démocrates. Mais tant que leurs conditions de vies restent misérables, ils comprennent bien que les capitalistes sont leurs ennemis. Comme le mouvement social a été exterminé et/ou décrédibilisé par les sociaux démocrates, ils se tournent alors vers le seul groupe qui prétend lutter contre les profiteurs : les groupes paramilitaires d'extrême droite qui se sont entre temps constituer en partit (respectivement, le partit fasciste en Italie et le partit nazi en Allemagne). Or, ces derniers n'ont aucune analyse de classe de la société et se caches derrières des boucs émissaires pour expliquer la grande misère des travailleurs, ils ne représentent donc aucun danger pour les capitalistes. Ces derniers les accueils donc à bras ouvert à la tête du pouvoir politique dès que les sociaux démocrates se montre trop faible pour endiguer une nouvelle montée du mouvement social. Par un juste retour de l'histoire, les sociaux démocrates furent exterminés par le monstre qu'ils ont créés.
Les capitalistes se retrouvent donc avec un système tripartide assez efficaces pour cadenasser la politique institutionnelle. Quand les travailleurs ont de quoi vivre, le contrôle des médias suffi pour porter au pouvoir le parti ouvertement capitaliste. Mais quand la situation se détériore, suivant le contexte, leurs médias poussent toujours au pouvoir soit les sociaux démocrates, soit les fascistes. Ces derniers, même s'ils le nierons jusqu'à la mort, sont des amis de la « finance », comme on dit aujourd'hui.
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